Mes Motsdoubs

Ce blog prend le relai de mes 2 autres blogs :

Bricoler, jardiner avec passion, cuisiner avec amour, m'occuper de ma maison, réaliser de jolies tables, lire, faire des exercices d'écriture, photographier,vaoyager, bloguer et facebooker, initier mes petits enfants à la peinture et à plein d'autres choses, nager et bouger autant que mon corps me le permet...quoi c'est ça être retraitée vous êtes sûr, je pensais que c'était mon troisième métier!

mardi 29 juillet 2014

La vie en roses!

exercice d'écriture d'après une idée de Pascal Perrat

En ce doux matin de juin, la roseraie était en émoi. Une rose avait outragé sa voisine en la traitant d’églantine.
L’autre avait répliqué vivement.
" Et toi avec tes sept fleurs par an, tu peux parler! "
" Oui, mais moi chacune de mes fleurs comporte cinquante pétales, tu fais pitié avec ta mini-jupe à 5 pans, tu es à la limite de l’indécence !"
"  Moi ce sont des centaines de fleurs que je produis chaque année! »
" Au fait c’est comment ton nom ...Rugosa?... vraiment plus ordinaire il n’y a pas!...
moi, je suis noble,… je descends des Hybrides de Thé"
" Ah, la mixité sociale, ça doit te faire drôle…. Attends lorsque l’on va te coller dans un jardin à l’anglaise, et que l’on te ferra côtoyer de vulgaires marguerites... tu pourras te plaindre!"

Les proches baissaient la tête, faisant semblant de ne pas entendre. Depuis plusieurs jours les noms d’oiseaux fusaient entre ces deux là.  Les sages recommandations d’un rosier ancien n’avaient rien donné.

Un beau matin alors que le soleil brillait depuis plusieurs heures, que l’air  était sec et que pas le moindre souffle ne se manifestait, un individu accoutré d’un tablier et d’un grand chapeau s’approcha des deux rosiers. Le silence se fit dans le jardin. Les oiseaux disparurent et les abeilles allèrent butiner ailleurs. Il s’agissait en fait du jardinier en chef. D’habitude il se promenait dans la roseraie tôt le matin, coupant une fleur fanée ici ou là, enlevant une feuille tachée, à l’un ou à l’autre. Sa tâche s’arrêtait là.

Aujourd’hui il avait l’air grave. Il avait chaussé ses lunettes. Dans sa main droite il tenant un petit plateau sur lequel étaiten éparpillés d’étranges objets. Il s’approcha de l’une des roses, puis de l’autre. Il  les observa attentivement. Il saisit une loupe pour mieux les voir.
C’est alors qu’un murmure traversa l’assemblée:
"  Non, il ne va pas oser! »
" Oser quoi?"  dirent les deux roses de concert!
" C’est bien la première fois qu’elles sont d’accord sur un point"  s’empressèrent d’ajouter quelques commères.
" Ah, ah ...vous n’avez pas compris"  dit le vénérable rosier grimpant.
" Je vais m’approcher  et vous expliquer"
Il arqua un de ses rameaux et vint chuchoter à l’oreille des deux voisines. Les pétales se dressèrent sur leurs têtes, chaque tête partant à l’opposé l’une de l’autre.
" NONNNN…...pas ça…."  hurlèrent-elles en même temps.
" ça alors ..." s’empressèrent d’ajouter les bavardes alentours et un grand éclat de rire secoua toutes les roses de tous les rosiers à la ronde.
" Je suis bien trop jeune"  dit en s’égosillant la rose aux airs d’églantine.
" Et moi bien trop respectable"  articula d’une voix autoritaire la rose juponnée.


Devant toute cette agitation, la vue du jardinier se brouilla. Il se redressa, passa la main sur son front, souleva légèrement son chapeau;. Il ferma les yeux…. il vit sa rose choisie parmi des centaines,… une énorme coupe dans ses mains... et… et la reine qui l’anoblissait…
Non, il lui fallait se ressaisir, rien n’était encore joué. Il rouvrit les yeux et reprit sa position. Il ne devait plus se laisser distraire. Il savait qu’il avait fait le bon choix, il lui fallait maintenant agir. Il préleva délicatement un peu de pollen sur les étamines de la belle dame et le déposa avec précision sur le pistil de la jeune voisine… Il refit plusieurs fois la même opération. Il contempla son œuvre un instant et quitta la jardin sur la pointe des pieds de peur de provoquer quelque cataclysme.

"Je ne la reconnaitrai jamais" hurla la rose aux atours de princesse.
"Et moi je l’abandonnerai devant  la cabane des jardiniers" s’égosilla la rose aux allures de Cosette.
"Asssssssez….pouvez pas vous taire" vociférèrent toutes les voisines qui ne pensaient déjà plus qu’à faire la sieste!



lundi 28 juillet 2014

La spécialiste en langues O.



C'était une polyglotte, une spécialiste des langues olfactives.
Elle parlait couramment le Senteur, l'Effluve, le Fumet et la Fragrance.
Elle avait même quelques notions du Remugle et de l'Émanation.
Maintenant elle pouvait être fière d’elle, elle venait de décrocher brillamment sa maîtrise en langues O.
Cette fois il fallait se mettre au travail. Sa tâche était bien définie. Elle devait transmettre ses connaissances et ne pas faillir aux demandes de sa supérieure.
" Oui, la vue c’est important! Alors ouvrez-vos yeux!" Dit-elle, en martelant son discours. "Les fleurs doivent être fraîchement écloses, les pétales pimpants. Le parfum n’en sera que plus harmonieux et c’est là que votre sens olfactif va devoir  montrer toute son efficacité!
Les commandes peuvent varier, soyez attentives chaque matin!
Pour un parfum capiteux, allez rendre visite au muguet. Si on vous parle de délicatesse c’est chez les roses que vous la trouverez. Si on vous demande une fragrance enveloppante laissez vous envouter par les fleurs d’asclépias. La douceur vous la trouverez chez le mimosa. Les valeurs sûres du classique, ce sont les lavandes et les fleurs d’acacia, mais ne vous attardez pas, elles manquent de raffinement! Pour un parfum dynamique allez voir du côté du potager, la menthe et l’oranger devraient vous aider. Pour un parfum à la note confite précipitez vous chez les œillets. Pour une odeur chyprée pensez à l’iris. Ahhh...le jasmin, ne l’oubliez pas, il est éclatant, à lui seul c’est un feu d’artifice!...
Et surtout, inutile d’aller traîner du côté des cuisines, rien de bon à prendre de ce côté-là! " . Hurla-t-elle.
C’est ainsi qu’elle acheva son discours. On n’entendait pas un bourdonnement dans la salle!
Elle avait du mérite, elle avait travaillé dur pendant ses études, mais elle avait surtout beaucoup d’ambition...oui elle savait qu’en préparant la meilleure gelée royale, un jour elle serait Reine à la place de la Reine

dimanche 27 juillet 2014

un jour une image!

ou presque!



ça c'était samedi soir, mais je ne pouvais pas passer à côté!
cochon de lait cuit dans notre four à bois! (délicieux!)
(pour les 60 ans de mon mari)


table estivale (vous verrez d'autres photos en remontant le blog)



 un bouquet qui met du peps à la maison!


mardi matin, vue de l'étage! 


 le matin la rosée est très présente!


mon massif blanc (et vert)


les fleurs blanches attirent particulièrement les papillons
ici un phlox mais le champion est le buddleia blanc ou arbre à papillons!


d'après une idée de Virginie Bichet

mercredi 23 juillet 2014

J'ai toujours été la plus petite.... (exercice d'écriture)



Dans ma famille j’ai toujours été la plus petite. Celle que l’on oublie dans une poche ou dans un sac.  Je ne fascine personne, pas question de m’épargner, ni de me faire fructifier!
Les seuls qui ont encore un tant soit peu d’ intérêt pour moi sont la boulangère et le buraliste.  Vous avez l’appoint? À cette petite phrase, une main nerveuse se met à la recherche de ma personne. On a beau scruter le fond du porte-monnaie, j’y suis rarement. 
Récupérée sur une étagère ou de justesse avant de passer à la machine à laver, j’ai été négligemment jetée dans les tréfonds d’une besace ou d’un vêtement!
Lorsque nous sommes passés du franc à l’euro j’ai pris de l’embonpoint, j’étais fière de ma petite personne, aujourd’hui je ne vaux plus un kopeck!
Et vous connaissez la dernière? ...on parle de me supprimer moi et mes deux autres congères, alors que nous représentons une véritable économie souterraine!
Nous pourrions faire la fortune de celui qui aurait la ténacité de nous amasser, mais le sort en a décidé autrement. On ne nous prête pas, on ne nous entasse pas, et on risque encore moins de nous blanchir. Notre planche de salut est de finir dans une boîte à pièces jaunes ou dans la casquette d’un sdf… redonner le sourire à quelqu’être dans le désarroi est notre seule richesse!

d'après une idée de Pascal Perrat

mardi 22 juillet 2014

L'ampoule : exercice d'écriture



- La prochaine fois qu’il touche à l’interrupteur j’éclate!
- T’es folle ou quoi?
- Je suis au bord de la crise de nerf!
- Je vois je vois, mais calme toi!
- Je rêve de le voir marcher pied-nu sur des milliers de morceaux de verre!
- Mais t’es sadique?!
- Je ne le supporte plus!
- ……
- Je ne supporte plus ses j’t’allume, j’t’éteins des dizaines de fois par jour.
- Jour nuit….jour nuit!
- ne me reparle pas de l’époque " des visiteurs" , combien de fois il a vu le film? C’était l’horreur!
- C’est vrai qu’il ne t’a pas ménagé!...et à chaque fois on avait droit au refrain!
- En un mois j’ai eu l’impression de prendre dix ans!
- N’exagère pas!
- J’ai d’ailleurs failli faire un infarctus, je n’exagère pas, une rupture de filament a dit le Docteur!
- Ah bon!...
- Remarque ça ne risque pas de t’arriver à toi!!!...On t’allume trois fois par an avec déférence…
- Je suis la lampe de la mère de Madame, on me respecte moi!
- On t’ignore devrais-tu dire. Allumée ou éteinte on ne voit guère la différence!
- C’est vrai que je suis peu puissante, mais j’ai eu mon heure de gloire, et ces beaux souvenirs me suffisent aujourd’hui.
- Ce devait être il y a longtemps, vu ton accoutrement! Ta place est au grenier.
- Cause toujours ma chère, il faut que je te raconte la conversation que j’ai entendu pas plus tard qu’hier.
- Quelle conversation?
- Le gosse disait à sa mère, ras le bol de ton abat-jour avec sa lampe à filament, tu ne peux pas acheter un truc plus moderne à led.
- Et en plus on veut ma peau?...j’te l’dis je vais finir par exploser!
- On verra au moins clair dans cette pièce!
- Pas si sûre ma vieille, dix secondes pour s’allumer, autant pour s’éteindre tu parles d’une nouvelle technologie.
- oui mais c’est écologique et économique!...on ne peut pas en dire autant de toi!
- Oh la lampe à baïonnette tu vas la fermer!
- Tiens j’entends du bruit.
- Au secours on me dévisse!....
- Dommage je t’aimais bien!

d'après une idée de Pascal Perrat

dimanche 20 juillet 2014

une photo par jour

pour une fois je déroge à la règle.
Petite escapade dans les Vosges cette semaine, je vais partager avec vous la visite du beau jardin de Berchigranges. (arrivé 2° l'année dernière à l'émission les plus beaux jardins!
beaucoup de soleil ce jour là, les photos manquent un peu de relief!










le coin lecture!




le jardin bohémien : la prairie est intacte, de "bonnes herbes" viennent la coloniser!
il sera intéressant de revoir cet endroit dans 2 ou 3 ans!







la grande berce du Caucase sur fond pourpre (attention cette plante est très dangereuse: risque de brulures!)


d'après une idée de Virginie Bichet

jeudi 17 juillet 2014

Quand l'art prend de la hauteur! (à Gérardmer 88)










J'ai beaucoup aimé ces tableaux dans les arbres. Cela me donne des idées!... à mes pinceaux!
Difficile de faire certaines photos hier à 18h, tellement il y avait de soleil!

lundi 14 juillet 2014

Le dresseur de ruisseau

exercice d'écriture, d'après une idée de Pascal Perrat




Il avait commencé par apprivoiser les gouttes d’eau puis il était devenu dresseur de ruisseau. La vie suivait son cours, un jour cependant alors qu’il s’était assoupi, il fut réveillé par un coup de tonnerre. La pluie martelait le sol. Instinctivement il se leva et indiqua aux gouttes le chemin à suivre.                                                                             Puis la pluie cessa, laissant place à un ciel bleu traversé par un arc en ciel qui prenait naissance à la source du ruisseau.  Rassuré, il décida qu’il avait mérité un bon repos et s’installa sous un rocher. Son sommeil fut agité, peuplé de nuages noirs, d’éclairs qui fendaient le ciel et du fracas étourdissant du tonnerre.                                                                     
Rien ne le réveilla cette nuit là. Il dormit  comme une souche. Lorsqu’il ouvrit les yeux au matin, il eut une étrange sensation. Un frisson le traversa. Il était mouillé jusqu’aux os. Il n’avait rien senti ni entendu. Il bondit. Ses pieds glissèrent sur le sol humide. Il partit à la renverse, se rattrapa à une branche et évita de peu de se fracasser la tête sur un caillou pointu.   Il lui fallu quelques secondes pour réaliser…   

Le terrain était détrempé, à chaque pas il enfonçait dans le sol. Une pluie battante lui fouettait le visage. Le ciel était d’un noir d’encre.  Il courut jusqu’à la source pensant pouvoir raisonner son ruisseau. A peine arrivé il fut saisi d’effroi. Ce n’était pas, par une anfractuosité que jaillissait l’eau, mais par  des dizaines. Les deux énormes cavités, situées juste plus haut, dans lesquelles  il s’était si souvent réfugié, charriaient aujourd’hui des mètres cubes d’eau chaque seconde. L’eau n’était plus claire et limpide, elle était jaune, sale, transportant, sable, cailloux, branches…                                                                                                                           

Comme un fou il partit en aval. Il allait lui parler à son ruisseau, lui dire de se calmer, d’aller moins vite, de ne pas tout saccager sur son passage. Il avait beau hurler, sa voix était couverte par le rugissement du torrent en lequel son paisible ru  s’était métamorphosé.                                                                                                             

L’eau recouvrait la rive, il avait du mal à progresser. Il enfonçait jusqu’au genou. Un craquement ! Il leva la tête. La foudre venait de tomber sur le chêne centenaire. De nouveau il perdit l’équilibre mais cette fois il n’y avait rien auquel se rattraper. Il glissa  inexorablement dans les flots tumultueux.     

Rien de grave se dit-il ! Que peut-il arriver à l’ami du ruisseau ?   
Après s’être retrouvé dans un cours d’eau plus large, il avait poursuivi sa route dans une rivière et enfin dans un fleuve. Le ciel était toujours aussi sombre et menaçant, un déluge s’abattait sur le pays.                                                                                       
Il fut secoué, balloté, retourné, projeté contre les rochers, charrié comme un vulgaire morceau de bois des heures durant. Rien ne lui fut épargné !    

Il sentit ses forces l’abandonner. Il ferma les yeux. De longues minutes s’écoulèrent. l s’aperçut qu’il  n’entendait plus aucun  bruit. Il entrouvrit les paupières. Le ciel était bleu, l’eau s’étendait à perte de vue. Une lueur d’espoir jaillit en lui.
Puis soudain, une vague le bouscula, suivie d’une seconde. Malmené pendant un certain temps, il se retrouva assis sur un rocher au milieu d’une immensité bleue. Epuisé par le voyage il sombra dans le sommeil.  
Le lendemain, lorsqu’il  se réveilla, le soleil brillait, tout était calme, seules quelques vagues venaient de temps à autres finir leur course sur les rochers. Quand soudain une idée lui traversa l’esprit : et si je dressais les vagues !.....


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